Quelques temps, quelques années sont passées puis les autres sont arrivés. Leurs regards m'avaient rendu craintif, leurs attitudes méfiant et pire cette peinture sombre d'un monde poussièreu et ce cadre de tension m'injectait malgrès-moi discretion et distance qu'il faudrai croire illegitime à cet age.
La bêtise des uns camouflait la méchanceté des autres.
L'avenir les faisaient rire, sans doute.
Avec les premières années sont venues les premières rencontre. Je releverai la meilleure de cette époque. Il était fourbe mais déja il avait cet air malin et reflechi et son penchant pour le conformisme s'est completement inversé avec le temps. Le même quartier, les mêmes camarades, les mêmes regards portés aux mêmes loisirs, aux mêmes filles, ... Tout nous rapprochait.
Encore des années plus tard et mes premières habitudes, mes premiers traits des caractère ont amenés avec eux mes premiers surnoms "le reveur", "Jean de la Lune". Je m'isolais. J'étais seul mais j'étais bien.
Journaliste/rédacteur à la radio de mon école, j'étais plutôt apprécié de mes professeurs. Studieu et discret j'ai su, je pense, créer ce contraste necessaire entre les hyperactifs et les legumes passifs qui nous entouraient.
1992, les émeutes en bas de cette cité ont ajouté du concret aux tensions aux allures mysogines de ces éternels marginaux, comme des reverbers immobile et regroupés dans les mêmes rues, aux mêmes heures. Ceux là n'étaient pas des lumières. C'était la loi de la jungle contre celle du gouvernement de Mitterand.



